Osez la chasteté masculine contrôlée

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Osez la chasteté masculine contrôlée

Une histoire de striatum

De récentes études scientifiques sur le cerveau, menées par une équipe de chercheurs suisses, ont permis de faire ressurgir des données à fort intérêt quant au fonctionnement du cerveau et son évolution.

Penchons-nous sur le sujet !

L’altruisme féminin

L’équipe de chercheurs de l’Université de Zurich en Suisse a observé le comportement d’une cinquantaine de femmes et d’hommes, âgés entre 25 et 35 ans.
Pour simplifier, chacun était placé devant un ordinateur et disposait d’une somme d’argent, l’idée était d’observer alors comment chacun réagissait avec cette somme, soit en la conservant intégralement, soit en la partageant.
Les résultats étaient sans équivoque : les femmes partageaient davantage leur argent avec leurs amis ou proches, y compris avec des personnes qu’elles ne connaissaient pas. En revanche, les hommes eux avaient fortement tendance à se comporter de manière plus égoïste et conservaient davantage l’argent pour eux.
Parallèlement, l’activité de leur cerveau était mesuré. Et surprise, en observant l’imagerie cérébrale de chaque participant, les scientifiques ont pu observer que lorsque ces femmes partageaient, elles faisaient s’activer une partie importante du cerveau, le striatum, une zone du cerveau qualifiée de zone de récompense.
Les hommes, de leur côté, activaient essentiellement cette zone lorsqu’ils décidaient de conserver pour eux la somme d’argent !
Les chercheurs ont également constaté qu’en fonction du choix réalisé et du plaisir associé à ce choix, l’hormone du plaisir (la dopamine) était libérée en quantité plus ou moins importante dans cette zone du cerveau qu’est le striatum.

Le contrôle du plaisir

Il y a quelques années, une expérience d’un autre genre avait été menée par des chercheurs à Berlin, travaillant pour l’institut Max Plank for Human Development.
les chercheurs ont recruté 64 hommes en bonne santé, âgés entre 21 et 45 ans, et leur ont demandé de répondre à un questionnaire sur le temps passé à visionner des vidéos pornographiques, qui était en moyenne de quatre heures par semaine. Ils ont également fait un scanner (IRM) de leur cerveau pour en mesurer le volume et voir comment ils réagissaient aux images pornographiques.
Ils ont ainsi pu constater que plus les sujets regardaient de la pornographie, plus la taille du striatum diminuait. Et plus la consommation d’images pornographiques était élevée, plus les connexions entre le striatum et le cortex préfrontal, c’est à dire la couche extérieure du cerveau liée au comportement et au processus décisionnel, se détérioraient.
Ces effets pourraient indiquer des changements dans la plasticité neuronale résultant d’une intense stimulation du centre du plaisir. Attention tout de même, les auteurs de l’étude estiment qu’ils n’ont pas établi la preuve parfaite que ces changements au niveau cérébral sont bien provoqués par une grande consommation de pornographie. Selon eux, des recherches plus approfondies sont de ce fait nécessaires mais ces recherches permettent tout de même de donner aux addictologues un indicateur quant au fait que la pornographie peut faire rentrer certaines personnes vulnérables dans un processus d’addiction sexuelle et plus précisément dans un processus de cyber-addiction sexuelle.

Le rôle essentiel du striatum

Le développement des neurosciences a récemment permis d’envisager la nature du désir et de l’excitation sexuelle sous un jour nouveau.
Une des difficultés principales consiste à différencier le désir de l’excitation sexuelle. Leur lien de causalité reste encore souvent sujet à discussions. Suis-je excité parce que je désire ? ou est-ce que je désire parce que je suis excité ?

Le désir sexuel est une expérience subjective, un élan intérieur qui pousse une personne à rechercher, à amorcer une expérience, une stimulation sexuelle ou à s’y montrer réceptive dans le but de satisfaire un plaisir sexuel potentiel qui est sur le moment inatteignable.
L’excitation sexuelle, seconde phase de la réponse sexuelle, comprend une dimension physique/génitale et une dimension subjective.
Le développement grandissant des neurosciences et des techniques d’imagerie cérébrale permet aux chercheurs et cliniciens de comprendre de mieux en mieux les mystères de la réponse cérébrale associée au désir et à l’excitation sexuelle et tous convergent vers des conclusions qui vont dans le sens des expériences menées plus haut : les derniers progrès en matière de neurobiologie tendent tout de même à démontrer l’importance du striatum dans certains aspects de la motivation sexuelle mais aussi du plaisir et du partage !
Aussi, imagine-t-on souvent que le plaisir est une affaire de stimulation et d’attirance alors qu’elle est surtout une affaire de contrôle, de retenue.

https://www.brut.media/fr/science-and-technology/pourquoi-notre-cerveau-nous-pousserait-a-detruire-la-planete-c5903127-8e63-4284-91cc-8dc63d78f5ed

Renoncer à un petit plaisir de l’instant pour obtenir des avantages plus consistants dans l’avenir forme la base des comportements de planification qui construisent nos vies : études, éducation, santé. Cette capacité est généralement mesurée en psychologie par un test dit de dépréciation temporelle, dont le fameux test du marshmallow

Ce test du marshmallow illustre de façon concrète les conséquences d’une incapacité à renoncer aux gratifications instantanées. Des effets amplifiés par l’abondance de distractions offertes par notre environnement contemporain. Partout nous sont proposés des plaisirs à portée de main sous forme de nourriture riche, d’achats à crédit, de forfaits illimités permettant d’étendre notre réseau d’amis, de faire des rencontres amoureuses rapides, de suivre l’actualité en flux tendu en se procurant une dose assurée d’émotions. Avec un inévitable revers de médaille : l’incapacité à restreindre ses apports caloriques favorise l’obésité, l’inaptitude à limiter ses achats est un facteur de surendettement, la difficulté à résister aux rencontres éclair sur Internet fragilise le couple, etc etc

Les résultats des mesures ont confirmé leur hypothèse : lorsque le cerveau des participants « craque » pour la récompense immédiate, ce sont principalement ses parties évolutivement les plus anciennes qui s’activent, comme le striatum, dont les neurones fonctionnent en grande partie avec une molécule nommée dopamine.

Chez l’homme, la variation du taux de dopamine et de prolactine est en dent de scie : montée progressive pendant l’excitation puis la courbe grimpe fortement lorsque l’orgasme est proche puis chute brutalement et reste à un taux constant peu après l’orgasme tandis que la prolactine, hormone de la satiété sexuelle augmente fortement ensuite.

Il n’y a pas besoin de vous faire un schéma maintenant pour comprendre les bénéfices associés au port d’une cage de chasteté chez un homme, permet de maintenir plus longtemps celui-ci dans un état de plaisir cérébral permanent, d’apprendre à se réfréner, à mieux de contrôler, à mieux partager et en définitive à apprendre à faire travailler cette zone du cerveau qui a malheureusement tendance à s’activer de moins en moins dans nos sociétés modernes, le striatum.

Et pour ces neurones à dopamine qui en veulent toujours davantage, il suffit donc pourtant de se forcer à modifier le fonctionnement de cette partie du cerveau qui joue de bien vilains tours.

Julieta

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4 Replies to “Une histoire de striatum”

  • Bonjour

    Comme toujours, de très bons articles !
    Chacun se reconnaîtra plus ou moins dans cet article. Et gageons que nous, pauvres hommes, fassions meilleur usage de notre striatum…

  • Lorsque la science offre un point de vue strictement scientifique
    sur le fonctionnement de certaine partie du cerveau.
    En démontrant que penser avec sa “bi(t)e” ne mènera qu’au désarrois,
    alors il faut valider la mise sous clés de l’organe masculin et ne l’utiliser
    que de façon utile, de manière occasionnelle et sous le contrôle féminin.

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