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L’injustice sociale et l’injustice de genre dans la sexualité

Les femmes et la sexualité : une double injustice ?

C’est un sondage de sur la sexualité des françaises de ce début d’année qui a attiré particulièrement mon attention.  Au Québec, les chiffres sont à peu près les mêmes et traduisent une réalité sur les inégalités et disparités qui peuvent exister jusque sous la couette. Dans ce sondage, le directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’IFOP , François Kraus, à l’origine de cette initiative dit, je cite « Plus les femmes ont un capital social et culturel élevé, plus elles semblent en mesure de s’affranchir des normes de genre qui tendent à leur imposer une vision conjugale, passive et pénétrative” du plaisir féminin, et par là [plus elles sont] aptes à avoir un rapport plus actif, hédoniste et autonome à leur sexualité. »

Ce sondage est lisible dans le détail ICI.

https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2019/02/116130_Ifop_ELLE_Mag_2019.02.014.pdf

Cette enquête sur la sexualité des françaises est particulièrement intéressante sur plusieurs points. Elle a été menée sur un échantillon représentatif de la population française de 1007 femmes.

On y parle notamment de l’usage des sextoys en fonction du sexe, de la satisfaction sexuelle, mais aussi des connaissances en matière d’anatomie (voir le précédent article de Bénédicte). Les choses liées les unes aux autres, on en apprend de nouvelles, que Maïa Mazaurette du journal français “Le Monde” résume très bien dans son article « les femmes des classes sociales supérieures sont celles qui se masturbent le plus (85 % des cadres et des professions intellectuelles, contre 61 % des ouvrières), qui regardent le plus de pornographie (62 % contre 34 %), qui utilisent le plus de sextoys (58 % contre 42 %), qui connaissent le mieux leurs zones érogènes (à égalité avec les professions intermédiaires), qui pratiquent le plus les caresses hors pénétration, et le plus de fellations. Elles ne considèrent pas forcément l’orgasme comme un marqueur de la relation sexuelle réussie – une extension du domaine de la jouissance qui permet de bénéficier d’une plus grande amplitude dans le répertoire. » 

Ces femmes cadres ou de professions supérieures sont plus actives dans leur sexualité : un tiers a déjà pénétré analement son partenaire (si l’homogamie est respectée, cela signifie que les hommes privilégiés sont aussi les plus disposés à remettre en cause les stéréotypes pénétrant/pénétré : leur masculinité n’est pas menacée par leur prostate).

Ce contrôle se traduit aussi dans le choix des partenaires : 89 % des privilégiées pourraient s’afficher avec un homme de dix ans plus jeune, pour seulement 76 % des employées. L’émancipation concerne enfin le rapport au corps, qui se conforme moins aux codes pornographiques : 18 % des classes supérieures s’épilent intégralement, mais un tiers des femmes moins favorisées.

Le niveau d’éducation joue également : 10 % des non-bachelières disent ne pas connaître leurs zones érogènes, pour seulement 3 % dans le reste de la population. Si le capital financier est lié au capital social, éducatif et sexuel, c’est que ces aspects sont généralement interdépendants.

Mais sans nier l’existence et la persistance d’inégalités, sans tout faire reposer sur la responsabilité individuelle au détriment d’une analyse structurelle la conversation ne devrait pas s’arrêter à un constat fataliste. La plupart des privilèges sexuels ne coûtent pas un centime. Aucun ne demande de doctorat.

Tout le monde peut se masturber, tout le monde peut étendre son répertoire sexuel, tout le monde peut mieux communiquer. Les ressources sont gratuites et disponibles sur Internet (pour peu qu’on ait une connexion et le temps nécessaire à la curiosité). Il n’y a ni damnés de la Terre ni élus à vie.

L’égalité des chances n’est pas parfaite ? Certes. Mais l’ascenseur social fonctionne toujours mieux en sexualité que dans les autres domaines. 

Lors d’un sondage effectué il y a 2 ans sur notre site, nous avions pu nous aussi observer un lien entre la pratique de la CMC et le niveau social et le niveau d’éducation. En effet, dans les interrogés et interrogées, la pratique englobait principalement des personnes ayant réalisé des études supérieures (64%) Malheureusement nous n’avions pas approfondi à l’époque ce sujet (nous envisageons une nouvelle enquête dans les prochains mois) et ne pouvons aller plus loin dans nos conclusions mais il y a fort à parier sur le lien entre ouverture d’esprit, éducation et pratique.

Julieta

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2 Replies to “L’injustice sociale et l’injustice de genre dans la sexualité”

  • Plus on en parlera et plus on corrigera cette injustice sociale et votre site y contribue largement – BRAVO

  • La corrélation entre l’éducation de manière générale, l’ouverture d’esprit, l’épanouissement, l’égalité sexuelle est plus que probable. L’individu doit acquérir de multiples connaissances au cours des premières années de sa vie et par la suite de manière continue mais moins soutenue.
    Là où l’éducation est en défaut, il est évident que des inégalités de tout ordre apparaitrons.

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