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Les idées reçues sur la libido féminine : jouir du droit de jouir

Nous avons déjà évoqué ici l’enquête sur l’orgasme féminin dans laquelle, en prenant les hommes hétérosexuels , on s’aperçoit qu’ils ont systématiquement à près de 90% des orgasmes lors des rapports sexuels. Et puis, lorsqu’il s’agit des femmes hétérosexuelles, la chute est spectaculaire puisqu’on retrouve alors seulement 68% des femmes qui ont un orgasme durant les rapports sexuels. Mais on aurait pu s’arrêter là et en conclure que les femmes étaient en fait plus cérébrales et qu’il était donc normal qu’elles aient moins souvent d’orgasmes. Mais en interrogeant des femmes lesbiennes, on s’aperçoit cette fois-ci qu’elles ont quasiment autant d’orgasmes que les hommes hétérosexuels !

Il ne s’agit donc pas d’une question biologique ou bien anatomique, mais plutôt de connaissance, de savoir-faire et d’idées reçues ancrées dans l’esprit des hommes et des femmes.

Comme beaucoup de femmes, moi aussi, ma sexualité a longtemps tourné autour de la pénétration, alors que j’étais consciente du fait qu’il y avait tellement d’autres choses à explorer. On a longtemps réduit les rapports sexuels à préliminaires, pénétration et jouissance, c’est à dire un plaisir calqué sur les désirs masculins. Comme je le disais tantôt dans un article dédié aux préliminaires, rien que le mot « préliminaire » est très mal nommé. En gros il s’agirait de concevoir des préliminaires comme un acte se réalisant avant quelque chose de plus important, c’est à dire la sempiternelle pénétration ? Et finalement il s’agirait donc de clôturer le rapport par une pénétration. Vision typiquement masculine du désir et du plaisir. On peut en effet très bien avoir un rapport sexuel sans pénétration.

Ce principe de la pénétration sacrée est en effet passé dans la culture dominante.

Les femmes doivent s’imposer dans leurs désirs et se réapproprier sa sexualité en disant « hey mon pitou, si moi je n’ai pas d’orgasme , alors tu n’en auras pas » 

Il faut ensuite déconstruire la logique de la sexualité centrée sur le désir masculin : les préliminaires peuvent en effet se faire durant tout le rapport, des caresses bucco-génitales, il existe toute une cartographie de zones érogènes des femmes.

Les femmes ont également autant de libido que les hommes, contrairement aux idées reçues. 

Le problème étant que, puisque la sexualité est pensée par les hommes et pour les hommes, et que les femmes ont de ce fait moins d’orgasmes, ces dernières vont très probablement avoir moins de motivation à la sexualité. Toutefois, on observe que toutes les femmes hétérosexuelles qui pratiquent la CMC avec leur partenaire retrouvent la libido que la majorité d’entre-elles avaient perdu en s’étant elles-mêmes perdues dans les pratiques centrées sur la pénétration, hétérocentrées et patriarcales.

C’est la raison pour laquelle la chasteté masculine contrôlée connait un franc succès, qu’elle soit pratiquée en simple jeu durant les ébats ou en mode de vie.

En attendant, en c’est à mon sens pour de nombreuses femmes un véritable  gâchis des possibilités de plaisir qui leur sont offertes. Ce qui a participé à réduire notre sexualité, ce sont toutes ces croyances que nous avons toutes reçues ainsi que tous les jugements sur la sexualité : « il faut » , « il ne faut pas » , « c’est bizarre » , « c’est pas naturel ».

De la même manière, considérer que les femmes ont besoin de sentiments pour faire l’amour et que celles-ci sont dans l’émotion, c’est encore une fois une vision très restrictive du désir féminin. D’ailleurs, au moyen-âge, les femmes étaient considérées comme plus « sexuelles » que les hommes. En témoigne le mythe de la sorcellerie : une femme qui avait une libido importante, était une sorcière et de ce fait devait être vilipendée et éliminée. 

Il existe un concept très bien expliqué par Maïa Mazaurette et Damien Mascret (elle, sex-experte au journal français Le Monde, et lui, médecin sexologue) dans un livre « la revanche du clitoris » qui parle « d’excision culturelle » dans nos sociétés occidentales. Qu’est-ce que cela signifie ? 

les sociétés occidentales contemporaines procèdent à une « excision culturelle du clitoris » dont le résultat n’est pas loin d’équivaloir à une excision physique puisque de nombreuses femmes et hommes ignorent ou n’envisagent pas que sa stimulation, sans recours à la pénétration, peut permettre d’atteindre l’orgasme.

Cependant, je pense que la sexualité masculine est elle-aussi faussée, comme par exemple le fait que jouir soit l’aboutissement ultime, alors que ce peut-être tellement d’autres choses parfois plus cérébrales comme la perte de sensations, la pression exercée, le teasing absolu, la perte de contrôle…

A quand enfin une éducation sexuelle décente ?

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6 Replies to “Les idées reçues sur la libido féminine : jouir du droit de jouir”

  • Maintenant je sais quand ma KH veux une pénétration et en a vraiment envie pour lui procurer une jouissance. Avant la cage j’avais souvent l’impression qu’elle accomplissait sa tâche d’épouse sans plus ce qui me fesait douter de son plaisir réel. L’aboutissement pour moi est son plaisir à elle rien de moins. C’est vraiment la beauté de CMC la solidité d’une relation vrai.

  • Notre société actuelle “phallocentrique” inhibe le plaisir féminin.
    Aborder le plaisir féminin est une forme de combat vis à vis de notre société.
    S’épanouir face et avec le plaisir féminin est une quête que peu d’hommes ont entrepris,
    notre phallus n’est pas en mesure de participer au plaisir féminin, il faut donc accepter ce fait est apprendre d’autre moyens.
    C’est moyens sont simples d’apparence, mais font appel au cortex cérébral avant tout donc un apprentissage est nécessaire.

  • Je trouve cela faux de dire que le phallus ne participe pas au plaisir féminin.
    Rien que l’excitation qu’il peut procurer, le penis en cage de mon homme m excite déjà mais quand je le libère et qu’il retrouve tout ce vigueur (surtout qu’il est bien pourvu) alors mon excitation s envole ce qui me met en condition optimale pour prendre du plaisir. L excitation est très importante dans le plaisir, tout n’est pas mécanique.

    De plus, la pénétration vaginale permet au pénis de stimuler l’organe clitoro-urétro-vaginal dont fait parti le clitoris donc cela provoque du plaisir chez la femme, même si c’est moins qu’une stimulation clitoridienne direct.

    • Oui le phallus peut participer au plaisir féminin. Il n’est juste pas indispensable pour ce même plaisir féminin. Pour moi aussi, le penis en cage de mon homme m’excite et quand je choisis de le libérer, moi aussi mon excitation grimpe. Pour votre dernière phrase, je suis tout à fait d’accord bien évidemment.

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