Osez la chasteté masculine contrôlée

Osez la chasteté masculine contrôlée et changez votre vie !

Osez la chasteté masculine contrôlée

Female gaze

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Aujourd’hui, nous allons parler du « female gaze » .

On le sait, l’industrie du cinéma et le domaine de l’art en général sont essentiellement dominés par les hommes, la femme étant cantonnée aux seconds rôles, à jouer le faire-valoir de son homologue masculin.

Heureusement, petit à petit, une nouvelle génération de cinéastes vient balayer les stéréotypes machistes. Avec un regard neuf sur la femme, la caméra traduit enfin le point de vue féminin. Place au female gaze !

L’expression female gaze est utilisée la première fois en 1975 dans la revue britannique Screen par Laura Mulvey, réalisatrice anglaise et chercheuse spécialisée dans l’étude des médias.

Dans son article Plaisir Visuel et Cinéma Narratif, elle explique que dans la plupart des films, les femmes apparaissent  comme des choses regardées par des hommes. Comme si la femme n’exprimait pas de désir ou que celui-ci était simplement invisibilisé. Historiquement, la femme s’offre à l’homme alors qu’il la modèle à l’image de ses fantasmes, à savoir comme une créature douce ou séductrice entre les mains de son Pygmalion. Voilà en quoi consiste le fameux male gaze, conceptualisé par Laura Mulvey en 1975 : un regard masculin qui exulte alors qu’il réduit le corps de la femme à un objet sexuel.

Mais qu’en est-il de l’anatomie masculine ? Où sont passées les artistes du mouvement qui, à leur tour, comme Eunice Golden et Betty Tompkins, ont fait de l’homme une muse ? Elles sont clairement moins présentes, voire complètement absentes. Parce que, dans l’idée, on peut bien accorder aux femmes la représentation de leur corps, mais lorsque ces dernières s’emploient à figurer celui d’un homme, à le désirer ouvertement ou à en faire le symbole d’une critique du patriarcat, cela semble malvenu, obscène ou même pornographique. On ne se débarrasse pas si facilement de siècles d’héroïsation et de sacralisation du phallus… La pierre angulaire de cette découverte : un texte du critique Richard Meyer de 2007 soulignant la marginalisation de certaines artistes féministes – le courant féministe étant déjà lui-même marginalisé.

Une salle de la Stadtgalerie de Sarrebruck se consacre à l’une des victimes de la bienséance : Betty Tompkins, une Américaine née en 1945.

À la lisière du figuratif et de l’abstraction, elle reproduisait des fragments de photos pornographiques rapportées illégalement par son mari. Superposant plusieurs couches de peinture à l’aérographe, ses formats XXL – gros plans serrés sur des phallus – n’ont pu passer les frontières françaises lorsqu’une galerie parisienne voulut les exposer en 1973. Betty Tompkins employait pourtant les mêmes stratégies de représentation dite masculine (le corps comme objet érotique)

Une récente exposition en Allemagne change cette vision, toujours à la Stadtgalerie de Sarrebruck. L’exposition se nomme “In the Cut”.

« Lorsque les artistes féministes jettent leurs regards désireux sur le corps masculin, elles brisent immédiatement plsuieurs tabous et renversent l´équilibre des pouvoirs inscrit dans les canons traditionnel des images. Avec leurs représentations du corps masculins érotiques, elles revendiquent l´autodetermination sexuelle et l´autorité artistique. » 

http://www.stadtgalerie.de/fr/archives/in_the_cut_la_repr_sentation_de_l_homme_dans_l_art_f_ministe

Des photos d’hommes montrant la vulnérabilité de l’homme y sont exaltées. Le corps masculin n’est pas exclusivement le symbole du patriarcat ; il est aussi aimé et sublimé. 

Laura Mulvey, quant à elle, distingue dans le monde du cinéma trois types de regards : celui de la caméra sur les acteurs et actrices, celui des personnages entre eux et celui du public qui regarde le film.

A chaque fois, la vision subjective de l’homme est privilégiée. Rare de trouver une caméra pour traduire le point de vue féminin.

A l’image ? Des personnages masculins toujours en action. Par opposition aux personnages féminins passifs, regardés par les autres protagonistes. 

Selon Laura Mulvey,  le rôle traditionnel du personnage féminin se cantonne à être un objet érotique pour son partenaire à l’écran et pour les spectateurs masculins.

Inondez nos écrans de female gaze ! Voilà la solution à notre culture du viol, une manière de répondre au cri de Me Too. En 2017, dans les 100 films les plus vus au cinéma, seulement 24 % des personnages étaient des femmes.

Qu’est ce que le female gaze peut changer ?

Déjà – et c’est énorme – il nous apprend à désirer autrement. Imaginons que le fait de voir une femme objet ne soit plus quelque chose de bandant (pour un homme ou une femme), que la mise-en-scène réussisse à créer du désir autrement.

Au cinéma, la multiplication du female gaze sur nos écrans forcerait les hommes à traverser ce que les femmes connaissent depuis l’enfance, c’est à dire adhérer au point de vue du héros… mais qui serait une héroïne. Un monde où les hommes s’identifieraient en masse à l’expérience féminine deviendrait sûrement un lieu avec moins de sexisme et plus de solidarité.

Mais c’est avant tout une exploration formelle, qui cherche à renouveler une grammaire cinématographique en (ré)inventant des codes visuels pour susciter plaisir, désir et même amour. Le female gaze bouscule nos existences en devenant un geste esthétique et politique. Un regard qui pourrait déclencher une révolution féministe et sexuelle !

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5 Replies to “Female gaze”

  • Mesdames les Administratrices d’Osez la CMC,
    espérant que vos soucis techniques se règles rapidement.

    Cet article affiche un début de rééquilibrage
    de la représentation de la nudité humaine
    a des fins “artistique”.

    Qui serait choqué de cela ?

  • Un autre essai !
    Je conçois parfaitement qu’une femme se sente, très structurée, de type néocorticale, autonome, puissante, volontariste …

    Ayant fait le tour de la sexualité, elle n’éprouve plus de besoins dans le sens qualité/prix est rarement positif pour une femme.

    Chez l’homme le ressenti est souvent très différent puisque de l’ordre de l’addiction.

    Comme il fait un bon repas, une fête haut en couleurs, comme il saute une « pute » (« Toutes des putes ou des salopes !)

    Qu’une femme, décrite précédemment, n’ayant pas de manque sexuel, rencontre -à l’improviste- Un Monsieur inconnu ou un collègue ou un ami d’amies, lui semblant compatible sur le plan mental ou philosophique, pourquoi n’accepterait-elle pas alors, non pas une intrusion indésirée mais une amitié platonique ou quasi platonique ? !

    *** Que cette Personne, soit désireuse de ne pas devenir subrepticement, un jour, sa énième « salope sautée », quoi de plus compréhensible !

    *** Que cette personne, -puisqu’au départ son Escort a été accepté en fonction d’une compatibilité mentale, -par prudence, -tienne à qu’il n’y ait pas de création ou de prolongement d’une habitude éventuelle, en cachette, de masturbation, exige dans le contrat de cohabitation le port d’une cmc, », quoi de plus compréhensible !

    À noter que d’entrée de jeu, cartes sur table, le composant « sexualité » a été réduit au minimum vital ! Et d’abord, unilatéralement, concernant le comportement mâle !

    Que cette Dame, le destin aidant, tombe un jour sur un mâle la fascinant, pourquoi pas !
    Ce serait au cohabitant de s’adapter …, tout pouvant continuer sans autres problèmes …

  • Curieux. Ce texte est apparu directement sur l’écran.
    Cela signifie-t-il que le texte précédent n’a pas été même enregistré ?

    Il était du même type …

    Je vais le recopier puisqu’il est en stock :

    Question iconoclaste (? !)
    Une femme KH affiche fièrement et subtilement son « attachement » ! OUI ! MAIS LEQUEL ? !

    Vivre avec une femme qu’on aime, avec qui on a passé un contrat de partage dans la sincérité, par conséquence, d’attachement, de dépendance, donc de non liberté individuelle, OK !

    Être partisan de l’application du « principe de précaution » gratuit et positif (La cage de chasteté) n’engageant à rien de négatif mais, au contraire, à ladite fidélité corporelle et mentale, néocorticale, n’est-ce pas une formidable démarche d’attachement du type « Gagnante/Gagnant) ?

    La KH peut-être sereine, puisque Reine à temps plein et sans adversaires potentiel(le)s.

    Si la cage est bien adaptée, ad hoc, il est clair que son élu ne sera même pas tenté de se masturber, l’effort nécessaire pour arriver à une mini-éjaculation étant trop conséquent, malaisé, difficile à réaliser, trop long, provoquant des œdèmes et une mauvaise conscience.

    Quant à l’amoureux, au départ, il ne peut être macho, addict au sexe mais cérébral.
    Il doit avoir envie de répondre uniquement à la demande sa Reine, être tourné vers d’autres centres d’intérêt.

    S’il lui importe qu’elle ressente ou pas l’envie de faire l’amour, à lui de se comporter de façon à déclencher cette pulsion !

    Cela étant, je ne concevrais, seulement a priori, c. à d. seulement dans mon cas, que ma Reine pût prendre un amant sans rompre le contrat initial.

    Mais, effectivement, est-ce que cela se passe souvent de cette manière ? !
    Non ! (*** Ces remarques se situent dans un Référentiel différent de celui du texte suivant “Un autre essai” !

    N’existe-t-il pas souvent une énorme différence, et entre ce qui est envisagé dans le texte original, et entre les propos précédents ? !

    Le soumis n’est-il pas en général un soumis structurel ayant besoin du statut de dévalorisé ? !

    La KH, de tempérament dominant, ayant souffert pendant son enfance de l’inégalité et de l’injustice régnant partout, dans les moindres recoins, se sentant « victime » de la Société, frustrée depuis le temps de l’école, ne trouve-telle pas (Souvent aussi !) un malin plaisir à s’imposer, même si, sans la demande expresse de son soumis, elle n’aurait jamais imaginé dominer un jour !

    Ensuite, ne cherche-t-elle pas à rattraper toujours plus le temps perdu ? !
    « Tu l’as voulu, tu l’as eu ! Donc maintenant obéis ! »

    Cela ne se termine-t-il pas le plus fréquemment dans une sorte de complicité imprévue au départ, par une résignation, acceptation du destin, fatalisme intégré ?

    Le vouvoiement peut apparaître, le statut de lopette ou de chien-chien ou d’esclave consentant.

    En dehors de tout jugement, puisque tout s’inscrit dans la notion de Destin (Parce que c’était lui, parce que c’était elle », ce n’est pas ma conception !

    Le texte d’entrée aurait pu aller plus loin ! Peut-être que cela sera pour une autre fois !
    Voici ma participation !
    N’y aurait-il pas beaucoup à dire sur le thème : Domination/Soumission/Acceptation/Complicité ? !
    Peter.

  • Il est intéressant aussi de comparer le comportement des femmes lorsqu’elles font du « female gaze » dans un club de danseurs nus, tel le 281 à Montréal. Le public féminin est très actif, verbal et plusieurs femmes sont très démonstratives dans leurs réactions.

    C’est complètement l’opposé dans un club de danseuses nues. Les hommes sont très passifs, intériorisé, et silencieux.

    Il faut aussi comparer le format qui n’est pas le même, puisque le 281 met l’emphase sur le spectacle. Les clubs américains sont plus similaires dans le format spectacle avec nudité partielle, mais malgré tout le public masculin reste très réservé.

    Cela ne serait pas reposant autant pour les hommes que les femmes s’il y avait une inondation de female gaze dans nos écrans, lol.

    • Vous avez raison mxfire pour le 281
      En revanche, je ne suis pas contre une inondation de female gaze sur nos écrans pour rétablir un peu l’équilibre.
      Au passage, vive la cage de chasteté pour hommes

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