Osez la chasteté masculine contrôlée

Osez la chasteté masculine contrôlée et changez votre vie !

Osez la chasteté masculine contrôlée

Empêcher la dysphorie post-coïtale

Tout d’abord, je vous présente toutes mes excuses concernant notre absence prolongée, cela n’est dû qu’à ma “faute” puisque j’ai pris de longues vacances en Europe avec mon homme et mes enfants et me voici enfin de retour. 

J’ai reçu beaucoup de messages me demandant si tout allait bien. Alors oui je peux vous le dire, tout va très bien !! Merci pour vos nombreux messages, je vais répondre à la plupart d’entre eux, laissez-moi quelques jours. Il faut bien que je me repose un petit peu pour mieux revenir en forme 😉

Avant mon départ il y a quelques semaines, je souhaitais vous faire partager un témoignage reçu et auquel je souhaitais répondre. Je n’avais pas eu le temps de le publier. C’est chose faîte. N’hésitez pas à votre tour à donner vos conseils à ce jeune homme, que nous prénommerons Chris.

Bonjour,

Je ne sais pas si vous allez pouvoir ou vouloir me conseiller. Je vous fais part de mon problème, je vais commencer par une petite présentation, excusez-moi par avance du pavé.

Je m appelle Chris, j ai 50 ans, je suis marié à mon épouse depuis 8 ans et c’est notre troisième vie. 

Je ne suis pas un macho, j ai toujours participé activement aux tâches ménagères, je prépare les repas (j’adore cuisiner et mon épouse n aime pas) , je fais le ménage, les courses etc.. Bref notre couple est basé sur l’égalité à ce niveau. 

Nous sommes un couple libertin. Mon épouse a un amant, voire deux, j’ai une maîtresse, nous faisons de temps en temps des soirées où tout le monde est réuni ou alors nous nous voyons chacun de notre côté sans amant ni  maîtresse. 

Pour ma part j ai une sexualité que je qualifierais d’envahissante dans le sens où il m arrive de me masturber deux fois par jour, soit au travail soit à la maison pendant que mon épouse n’est pas là, soit quand elle dort, c’est une pulsion à l instant T que je n’arrive pas à gérer et cela a pour conséquence que nous faisons l’amour de façon très irrégulière. 

À mon initiative, nous avons à plusieurs reprises, introduit la cage de chasteté dans notre couple, une cage sur mesure, aucun problème d’inconfort ni d’autres soucis particuliers. A la base mon épouse n était pas très réceptive à cet objet, elle l’a apprivoisée, mais je sais qu’elle fait ça à la base pour me faire plaisir, même si pendant les périodes où je suis en cage elle y trouve son compte, je suis plus doux, je pense plus à son plasir etc… 

Nos expériences avec cette cage se sont étalées sur plusieurs années avec des hauts et des bas. Mon record est de 17 jours sans libération. Pour vous expliquer mon problème, j’aime la frustration, quand je suis en cage je n’ai pas trop de soucis pour gérer la situation, plus je suis frustré plus je me sens épanoui, quand mon épouse m’amène au bord de la jouissance et qu’elle arrête toute stimulation et me demande de remettre ma cage, même si c’est parfois compliqué, je me sens zen et ressens un sentiment de bien être. 

Le problème est le suivant, mon épouse m’aime profondément et c’est réciproque, elle n’a pas une âme de “dominante” et toujours dans le but de me faire plaisir elle m’accorde la possibilité de jouir, alors qu’au fond de moi je n ai pas envie de jouir, car je sais que cela va refaire tomber cette pression positive, mais les pulsions physiques reprennent rapidement le dessus. Et une fois que je suis soulagé je ressens une sorte de mini-déprime comme s’il me manquait quelque chose… 

Et ensuite c est le même problème à chaque fois, une fois que je me suis soulagé je suis prêt à inventer n’importe quelle excuse pour ne pas retourner en cage, problèmes médicaux, douleurs etc…. 

Bref je roule mon épouse. Il me faut ensuite plusieurs semaines voire mois pour accepter de retourner en cage, période pendant lesquelles mes habitudes masturbatoires reprennent inévitablement le dessus. 

J’ai conscience d’aimer profondément la frustration, à condition que de rester frustré, il m’arrive même lors de nos ébats à plusieurs de m’arranger pour ne pas jouir afin de rester dans cet état de zenitude et ne pas ressentir cette déprime post-éjaculatoire. J’apprécie énormément le pegging, quand mon épouse me prend je trouve cela très agréable et très frustrant et encore plus si elle me prend alors que je suis en cage. Quand je suis seul et pas en cage, j’arrive à « me traire », et je dois avouer que cette sensation de se vider sans jouir est très troublante et agréable, cela fait retomber la pression mais en restant frustré et surtout sans ressentir cette mini-déprime. 

Nous avons déjà essayé avec mon épouse, mais ça a été à chaque fois un échec, soit il ne s’est rien passé soit j’ai pris du plaisir, chose que je n’ai pas osé lui avouer. J’aime quand mon épouse me tease quand je suis en cage, elle est de toute façon toujours très sexy… Cela excerce sur moi une pression très positive. Je ne sais pas comment aborder le sujet avec mon épouse, afin de lui faire comprendre que de me faire jouir n’est pas forcément la chose à faire pour le bien de notre couple et que la chose que j’attends au plus profond de moi, c’est de la frustration. 

Je pense avoir un côté souminateur dans le sens où j’arrive toujours à orienter mon épouse sur ce que j’attends, j’aimerais qu’elle prenne le pouvoir réellement mais je crains que cela soit contre-nature et que par conséquent ça ne fonctionne pas sur le long terme. Bref, je me sens un peu perdu, et j’ai conscience que je vais user mon épouse avec mes retours en arrière, cage pas cage etc…. En espérant quelque conseils

Cordialement 

Chris

—————————————————————

Ma réponse

Tout d’abord, la déprime post-éjaculatoire n’est pas une légende. Elle est même l’un des inhibiteurs de la CMC ou même, nous pensons ici, que la cage de chasteté masculine est la meilleure réponse à ce mal-être.

La déprime post-éjaculatoire dont vous parlez est connue sous le nom de dysphonie post-coïtale.

Wikipedia en parle très bien :

« La dysphorie post-coïtale, également appelée tristesse post-coïtale ou blues post-sexe désigne les sentiments de tristesse ou d’anxiété, les comportements de pleurs, ou d’agitation, d’irritabilité voire d’agressivité qui peuvent atteindre une personne pendant une durée comprise entre cinq minutes et deux heures après un rapport sexuel consenti »

« Il s’agit d’un phénomène distinct de la période réfractaire suivant un orgasme, où il est généralement impossible pour une personne d’avoir un autre d’orgasme, en particulier après l’éjaculation. La dysphorie post-coïtale ne se produit qu’après un rapport sexuel et ne nécessite pas forcément la survenue d’un orgasme, et ses effets sont davantage émotionnels que physiologiques » 

« Le phénomène est déjà relaté par Galien, un médecin grec de l’antiquité, qui écrit « Chaque animal est triste après le coït, à l’exception de la femme et du coq » 

Ce sont des hommes qui ont, en moyenne entre 30 et 60 minutes après l’éjaculation, une fatigue intense et constante, avec tout un cortège de signes cliniques tels qu’une humeur dépressive, des troubles de la concentration et de la mémoire, de l’anxiété”, explique le Dr Desvaux, sexologue. Un syndrome grippal peut accompagner cette maladie, avec  dans des proportions variables des maux de tête, des éternuements, les yeux qui piquent, des sensations de chaud ou de froid.

“La prévalence est a priori faible, mais ce n’est pas exceptionnel”, reconnaît le Dr Desvaux. Aux Etats-Unis, le SMPE a toutefois été reconnu comme maladie orpheline, par le National Institutes of Health. Les patients se heurtent à une méconnaissance du trouble par les professionnels de santé et à un manque d’informations fiables : “il y a davantage de forums consacrés à ce sujet que de véritables informations médicales”, estime le médecin.

En 2014, Martinez Salamanca a présenté les résultats d’une enquête en ligne à laquelle 52 hommes avaient répondu en 2012. Elle montre que les premières manifestations commençaient tôt, entre 14 et 25 ans. Les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue, l’humeur dépressive, les troubles de la concentration.

Pour 82,7% des hommes interrogés, ils survenaient moins d’une heure après l’éjaculation et pour deux tiers d’entre eux, ils duraient de deux à sept jours.

L’hypothèse la plus soutenue par les chercheurs pour expliquer ce syndrome est le mécanisme auto-immun (les défenses immunitaires se retournent contre l’organisme). Pour expliquer le mécanisme, ils évoquent la possibilité d’un contact entre le sperme et les lymphocytes (une partie des défenses immunitaires), circulant dans le sang, alors que ce contact est en temps normal absent du fait de la barrière hémato-testiculaire. Le Dr Waldinger a alors testé la sensibilité au sperme : il a dilué du sperme dans du liquide physiologique et l’a injecté dans la peau sur la face antérieure de l’avant-bras. Et la réaction était positive dans 88% des cas (en comparaison à l’injection de sérum physiologique) ce qui va dans le sens de l’hypothèse allergique…

“Le problème, c’est qu’il n’y a pas de population témoin, objecte le Dr Desvaux. On ne sait pas si l’injection de sperme provoque ou pas ce type de réaction chez les hommes témoins…” Une faiblesse que reconnaissent les auteurs : leur étude est purement observationnelle, elle constate des éléments mais ne les compare pas à un groupe témoin. 

Cependant, l’étude de médecins chinois s’oppose à cette hypothèse auto-immune en 2015. Ils optent plutôt pour un déséquilibre chimique, au niveau de récepteurs particuliers (opioïdes) dans le système de la récompense (les opioïdes et ce système sont impliqués dans la sexualité) ; les symptômes s’apparentent en effet à un syndrome de sevrage, à la fois physiques et psychiques. Dernière hypothèse du côté français, avec une perturbation du système végétatif, le système qui régit les réactions automatiques du corps, comme la respiration, les battements cardiaques ou encore l’éjaculation…

Si le mystère du syndrome de malaise post-éjaculatoire s’éclaircit un peu, les chercheurs ont encore beaucoup de travail pour mieux le comprendre et surtout le traiter avec efficacité pour réconcilier les patients avec leur éjaculation…

Mais revenons à vous Chris. S’il s’agit là de votre problème de couple, la CMC est très certainement un moyen de le résoudre. Pour ce qui vous concerne et pour répondre sur votre cas particulier, il va vous falloir communiquer avec votre femme. Votre couple est un couple libertin. Par nature, la communication devrait être simplifiée, non ?

Votre femme doit ainsi comprendre que c’est pour votre bien et le bien de votre couple, si elle doit être plus stricte dans la mise en pratique. Mais jamais vous ne devez la forcer à adopter une posture qui est contre-nature. Mais si elle apprécie qui vous êtes et comment vous vous comportez, lorsque vous êtes en cage, elle a toutefois de très bonnes raisons de suivre des règles communes que vous pouvez mettre en place.

En théorie, les orgasmes sont toujours à la totale discrétion de la Keyholder et dans le jeu de couple, ou dans la pratique plus organisée, il peut exister un calendrier de libérations régulières, mais aussi de très courtes libérations, et des jours où le ré-encagement est obligatoire. En établissant ainsi un calendrier gravé dans le marbre, les conditions ont plus de chance d’être respectées et la pratique plus efficace. Tout le monde y trouvera son compte.

En mettant en place des règles et en s’accordant dessus tous les deux, il y a fort à parier que les bonnes habitudes puissent ainsi être prises, autant pour vous que pour votre femme KH.

La CMC n’est pas une fin en soi, elle est le début de toutes choses : pratiquer la CMC permet d’explorer, de nouvelles pratiques sexuelles, différentes, ainsi que d’autres formes de plaisir au sein du couple.

Des émotions et des sensations plus intenses pour pratiquer une sexualité moins phallocentrée. Une recherche de plaisirs qui ne s’inscrit plus dans l’immédiateté, mais dans l’intensité des désirs et dans l’authenticité de la relation. Sans doute la seule prison pour laquelle on plaide la perpétuité.

N’hésitez pas à ajouter vos commentaires pour conseiller Chris !

Hits: 1303

12 Replies to “Empêcher la dysphorie post-coïtale”

  • Bonjour Julieta,
    Très heureux de votre retour parmi nous.

    Merci pour ce témoignage et votre réponse.
    De mon coté je ne saurais que conseiller à Chris de faire lire simplement son message a sa femme. D’en discuter et de lui confier la clé, point. Aucune jérémiade, aucune demande de la part de Chris ne devra être acceptées par sa femme, sauf lorsque elle elle en a envie. Testez cela sur une période de trois mois sans aucun calendrier, ni pressions… et même devant votre maîtresse et revenez nous dire si vos envies de branlettes ou de soumination vous sont passées.

    Bon courage

  • Bonjour Julieta. Vos articles nous manquaient cruellement.
    Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire précédent…. Faire lire à l épouse ce qui est écrit, mettre l oiseau sous cage, pour une période assez longue.
    Trois mois serais bien.
    Pas de libération
    Pas de masturbation
    Pas d ejaculation.
    Le résultat sera extraordinaire.
    Bise a toute les kh

    • C’est possible d’être engagé sur une longue période 3 mois avec une KH expérimenté qui saura faire le nécessaire : teasing, traite et autre. Mais il faut y aller progressivement, sinon c’est courir à la catastrophe avec une KH qui débute.

  • bonjour, je suis du même avis concernant la lecture de cet article par madame mais j’ai une petite restriction sur le commentaire de Lauly…. trois mois, pour commencer ça me parait bien long. Aujourd’hui, 12 juillet, ma KH Jojo célèbre son premier anniversaire de KH et j’e lui ai donné une belle carte de souhait et ce soir je prépare une fondue bourguingnonne. Jojo ne m’a jamais laissé plus de 9 jours consécutifs en cage, elle voulait me permettre un soulagement avec promesse que je n’allais pas avoir de petit plaisir solitaire.

    Chris, j’espère que ta dame acceptera de lire cet article et en passant beaucoup d’autres sur ce site. J’ai appris beaucoup ici et je continue d’apprendre. Mon conseil ….. apprendre à marcher, ensuite trotter et finalement courir. Bonne chance.

  • Bonjour Julieta, c’est toujours un grand plaisir de vous lire. Je partage votre idée d’un calendrier et j’y ajouterai en plus d’avoir un but commun.

    Chris : Avoir l’amour d’une femme est un aspect important de la chasteté, mais je comprends que la culpabilité envahie votre KH. Il vous faut trouver un événement externe qui permet de décharger la responsabilité de votre KH. Cette responsabilité est lourde à porter pour une KH qui ne sais pas trop si la CMC donne du plaisir ou fait du mal à quelqu’un qu’elle aime.

    Pour ma part l’événement Locktober a été l’élément déclencheur pour ma KH. Elle a vraiment adoré le concept et les images de l’article publié sur ce site. Elle me questionnait beaucoup: « … alors tout le monde sur le site le fait vraiment ? D’accord, tu vas suivre le groupe. » Par la suite, j’ai eu plusieurs discussions que je ne veux pas le refaire, mais ma KH est très clair là-dessus que « Locktober n’est pas négociable ». L’événement a gravé quelque chose d’irréversible dans sa mémoire.

    Alors mon conseil est de lui parler de Locktober qui s’en vient et comment vous ne croyez pas être capable de suivre le groupe. Demandez-lui conseil, de vous entrainer graduellement pour y arriver. Laissez-là vous faire un calendrier d’entrainement comme elle le veut.
    http://osezlacmc.com/locktober-allez-au-travail/

  • Ravis de revoir de nouveaux articles.
    Mr Chris, à une parfaite connaissance de son corps et de ses émotions,
    ne lui reste plus qu’a dialoguer avec sa compagne.
    Il est évident qu’ils sont sur une bonne voie vers un nouvel épanouissement………..
    Libertin et Chaste, cela doit être tonitruant

  • Merci à jullieta pour cette article très instructif, la déprime et les effet de la dépression post coïtal sont des syndromes que j ai identifier depuis assez longtemps, je me sert d ailleurs de l effet “grande fatigue” assez fréquemment quand je n arrive pas à trouver le sommeil.

    Mais mon problème, je pense, est ailleurs ce n est pas trop la déprime post coïtal qui me pose un problème, c est surtout le fait que j aime être frustré, et que j aime rester dans cet état d exitation quasi permanente, j aime quand la pression deviens pratiquement insupportable et que toute jouissance est interdite, cela commence à faire vraiment effet pour ma part au bout de 5/6 jours, les écoulements naturelles commence à se produire.

    Bref c est un sujet relativement complexe, tout les conseils sont les bienvenues, notamment pour gérer le retour en cage après l orgasme…..

  • Bonjour,

    Personnellement j’ai deux méthodes qui varie en fonction de la durée de la chasteté après deux trois semaines sans éjaculation je le laisse libre pendant une certaine période et je lui remet la cage au cours d’une partie de jambe en l’air ou à la sortie de sa douche lui signifiant que c’est à nouveau moi la seule autorisé à avoir des orgasmes.
    Sinon au cours des périodes plus courte je nettoie le tout et je lui remet sa cage aussitôt.

  • Bon on est po des scientifiques (enfin moi en tout cas .. juste moi peut-être, hein), mais on a quand même le droit de proposer une théorie aussi pour le “post coïtum animal triste” 😄, vu que les hommes de sciences semblent, avec cette histoire, comme une poule qui a trouvé un couteau…
    Chris a un problème de frustration dit-il, il adore ça, c’est vrai tu aimes ça avoir l’esprit et le corps tout rempli de tension frustrative (si ça se dit…..). Dans ton quotidien, tu as l’air très occupé aussi avec ton trilili, au bureau, à la maison, quand ta femme dort, quelle vitalité ! 😊 Ça a l’air quand même très très très (très ?) présent dans ta vie… Et même tu en arrives à être frustré de ne pas être assez frustré 😮! Les allemands ont forcément un mot de 56 lettres pour ça…
    Et ta femme, elle, elle kiffe trop être avec un mec frustré ! Ben oui, sinon elle ne serait pas amoureuse de toi ! Que ce soit conscient ou non chez vous, la frustration est le mycélium de votre couple, je veux dire par là qu’elle est partout. En positif chez toi qui la vit et en creux chez ta femme qui te la voit vivre, non ?
    Bon, on a pas beaucoup avancé pour l’instant. Mais on peut se poser la question de la survenue d’une phase de déprime après un orgasme. Nos chers scientifiques adorent dire que le corps et le cerveau se trompent, font des erreurs, des ratés, etc… C’est une allergie, une réaction auto immune, un dérèglement… Le corps c’est quand même vachement bien foutu et là, trahison, alors qu’on a une activité naturelle, sans glyphosate ni kérosène, paf ! le corps te colle une déprime, c’est à te passer l’envie d’être écolo.
    La pratique de la méditation enseigne que la plus grande source de confusion, de souffrance et de peur dans nos vies sont nos pensées. Un esprit pleinement méditatif se libère un temps de la pensée qui véhicule peur, colère, tristesse, maladies, etc…
    Nos pensées nous bombardent en permanence de toutes ces choses qui font que nous ne sommes pas heureux, frais et disponibles au quotidien. Le biais que nous offre la société pour tenir ces pensées douloureuses à l’écart sont les divertissements, les drogues légales et illégales, le travail arrassant, l’omniprésence de la représentation du sexe à travers le corps féminin, et toutes les addictions que nous pouvons développer. Tout cela occupe notre esprit tout notre temps de veille voire plus car parfois les rêves eux-mêmes sont envahis de nos obsessions.
    Chris, ta frustration à tendance sexuelle est peut-être devenue une addiction qui te sert à tenir loin de toi, les pensées déprimantes, haineuses, tristes, angoissantes qui t’assaillent très consciemment ou non lorsque que ta frustration disparaît, après un orgasme par exemple… Salaud d’orgasme… Post coïtum animal triste parce que nos pensées, toutes nos préoccupations de nous-mêmes se sont barrées le temps que nous avons été vrais pendant les jeux amoureux, mais une fois que le feu s’éteint, la ténèbre reprend ses droits, Brrrr…
    L’impuissance est à mon sens d’ailleurs issue du même processus, mis à part que là, les pensées sont si présentes qu’elles ne peuvent être mises à l’écart, du coup pour la bandaison c’est un peu dur, enfin, compliqué
    Tout ça pour dire Chris, que le problème c’est pas le bouton sur ton nez, mais la raison pour laquelle tu as ce bouton sur ton nez, et utiliser la cage comme de la cortisone sur un bouton ne solutionnera rien (les limites de la métaphore filée 😅).
    La frustration t’aide à remplir ton esprit pour que tu ne fasses pas face à tes angoisses, aussi te faut-il beaucoup de frustration, encore de la frustration, toujours de la frustration et la délivrance de l’orgasme te jette en pâture à tes pensées angoissantes jusque-là tenues en respect par la frustration qui prenait toute la place.
    Je ne saurais te conseiller de te mettre, si tu ne pratiques pas déjà, à la méditation.
    Il est normal que tu ne veuilles plus retourner en cage après l’orgasme, car au fond tu as besoin de la frustration mais elle te fait peut-être souffrir. C’est le principe de l’addiction. Il te semble que tu aimes cette frustration comme un fumeur aime fumer et a même la sensation de mieux respirer lors des premières bouffées…
    Voilà, une autre théorie d’une autre poule ayant trouvé un autre couteau… Je vais allez voir où en sont mes œufs, moi…

  • Réponse très intéressante, quand je fais quelque chose c est toujours de façon excessive, quand je suis libre je me masturbe énormément, quand je suis en cage je souhaite être frustré, bref c est en effet des addiction même si elles peuvent êtres diamétralement opposées…

  • Tu utilises le terme “libre” qui est un concept fondamental de la CMC, être en cage ou libre. Pourquoi la psyché masculine, telle qu’elle est fabriquée dans notre société, produit des hommes assoiffés de domination et peu à l’écoute de l’autre (la/les femme.s) ? Pourquoi la cage est-elle nécessaire pour retrouver la seule liberté, celle d’aimer ?
    Il est possible que tu aies un tel désir de frustration que ta femme ne trouve plus son propre désir dans le fait de t’enfermer, car au final la frustration est ta satisfaction, au fond elle garde la clef d’une prison dont personne ne veut sortir… Elle trouve peut-être mal sa place entre ta cage et toi…

    • Je pense que cela reste “le problème” la cage à été introduit dans notre couple par moi, et je pense que si mon épouse ne m en reparle pas, ne me l impose pas, je ne reviendrais pas sur le sujet.

      C est paradoxal, nous avons une complicité, un dialogue permanent sur plein de sujet (amants, maîtresse, sexe etc….) et cette cage reste une sorte de tabous…..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.